Rollon et la Fête Des Normands

Et voilà, nous venons de mettre en ligne une nouvelle vidéo de promotion de la Fête Des Normands. Petit voyage dans le temps : retour en 911, au moment où le Roi Charles le Simple propose au chef normand Rollon d’arrêter ses pillages en échange du Comté de Rouen. Que va-t-il décider ? …

Bon visionnage !

Un GRAND merci : la vidéo a été réalisée par Let’s Dream Entertainement.
Le tournage s’est déroulé au Repaire d’Asgeir, dans le Pays de Bray.

Lettre ouverte aux Normands. Et au Monde.

Chloé Sarah HerzhaftCette lettre a été envoyée aujourd’hui au journal le Monde.
« J’irai construire ma Normandie »
Lettre aux Normands. Et au Monde.

De Chloé S. Herzhaft
Formatrice spécialisée autour de la citoyenneté du XXIème siècle,
historienne et co-créatrice de la Fête Des Normands

Les régions, terrain à haute charge passionnelle, entament un nouveau chapitre de leur histoire. Quelques rapprochements, quelques éloignements, un peu de pertinence historique, de la logique administrative, économique, partout un mouvement de réforme. Mais cela change-t-il quelque chose ? Oui. Et non. Question d’échelle, de temps notamment.
Au regard de l’histoire, millénaire pour certaines, ces changements ne veulent pas dire grand-chose. Les régions ont une identité suffisamment forte pour défier le temps. Mais dans le regard de certains de leurs habitants, ce nouveau tremblement de terre est un évènement, quelque chose qui leur rappelle combien ils aiment et tiennent à leur région. Parfois, cet amour est une évidence, depuis longtemps. Les Corses, les Basques, les Bretons pourraient vous en parler longuement au coin d’un feu universel. Ils se sentent pétris, pour la plupart d’entre eux, l’écrasante majorité d’entre eux, du besoin de mieux connaître leur passé, leurs racines, notamment pour mieux construire, parce qu’il s’agit bien de construction, leurs avenirs.

Vue du Mont Saint Michel

La Normandie vue du Mont Saint Michel.

S’investir pour sa région est une envie qui, si elle n’est pas nouvelle, rencontre un enthousiasme renouvelé. Prenons un exemple discret, celui d’une région aussi peu expansive que le sont ses habitants, la Normandie. Seuls les Normand(e)s, peut-être, savent quelles richesses, quels potentiels immenses patientent autour d’eux. Quoi ? Quelle est cette Normandie ? Que représente-t-elle pour les Français, les touristes ? Les vaches ? La pluie ? Le si délicat André Bourvil ? Le mot Normandie est un des noms de région les plus connus au monde, depuis le débarquement, depuis plus longtemps pour les historiens du monde entier, depuis plus longtemps encore pour les Anglais et la duchesse de Normandie, Elizabeth II. Une région française c’est un extraordinaire potentiel de développement. Pour ses habitants, pour la France, cette remarquable agrégation de terroirs, pour l’Europe. Et leur charisme est leur atout premier. Un « Fait en Normandie » séduit, quand il ne se découvre pas un exceptionnel potentiel à l’export. Les Américains, les Chinois connaissent et aiment cette Normandie. Ce sont les mêmes qui aiment la France, ce je ne sais quoi d’exigence et de différence.

Les potentiels des régions sont réels, patients, attendant d’être révélés, valorisés. Les régions changent de frontières ? Peut-être. Mais changeront-elles vraiment en profondeur ? En conséquences ? Ce sont d’abord et avant tout les habitants qui font les régions, ce sont eux les vecteurs de développement, durable, eux qui choisissent, aujourd’hui, d’y investir leur temps et leurs talents. Sous les traits d’un faux paradoxe, ces constructeurs, ces citoyens, tentés par l’initiative, le mieux-vivre, seront, sont déjà les garants d’un monde plus équilibré, mieux localisé, plus serein. Un peu plus d’investissement, de lien humain ? Un tissu économique (re)diversifié, une échelle humaine ? Une conscience affinée de l’importance de l’environnement? Ce sont là les défis d’une époque qui, contrairement à un sentiment généralisé, a tous les moyens, les outils pour (enfin) construire une société équilibrée.

Apprendre à regarder, (re)découvrir ce qui se fait, ce qui existe, ce qui se crée autour de soi, voilà les premières choses à faire. Ce matin, ce soir, ou même demain, décider de « faire partie ». Plus seulement comme spectateur, consommateur, ou électeur. Notre société civile doit se réinventer, elle se réinvente déjà. Aujourd’hui, ma région à moi c’est la Normandie. Elle sera peut-être autre demain. Mais aujourd’hui, c’est elle, ses innombrables richesses qui sont à ma portée, c’est elle qui m’invite à chercher et à trouver le moyen de vivre, de me faire une place. Une vieille chanson, bien connue des Normands, explique que c’est quand on quitte sa Normandie qu’elle nous manque, fort. C’est vrai, c’est le mouvement, un certain déséquilibre, un changement de perspective qui nous fait réaliser, souvent, la valeur de choses que l’on ne voyait plus. Regardons autour de nous, l’œil neuf, observons ce qui est à faire. Nos régions changent de frontières ? Ce n’est pas cela qui leur donnera corps. C’est nous. Construisons ! Faisons partie de ce monde. Nos régions vivent. Vive nos régions. Tous dehors !

Chloé S. Herzhaft
Formatrice spécialisée autour de la citoyenneté du XXIème siècle,
historienne et co-créatrice de la Fête Des Normands

La Fête Des Normands : une aventure humaine pour les deux porteurs de projet

Texte et ressources à disposition. Servez-vous !

Pour la petite histoire (ce que les médias demandent souvent) : La Fête Des Normands : quelle aventure humaine pour les deux lanceurs de l’idée ?

Fete Des Normands - Portraits 5« Depuis des années, Florian Hurard rêvait d’une fête régionale normande. Une fête qui, à l’instar de la fête nationale, de la fête de la musique, de la St Patrick…, célèbrerait la Normandie sur l’ensemble de son territoire et au-delà. C’est en quittant sa région natale puis en y revenant que l’idée a fait doucement son chemin.

En 2007, il part terminer ses études d’Histoire à la Sorbonne où il rencontre Chloé S.Herzhaft. Ils vivent alors à Paris où ils exercent diverses activités dans la communication, les relations publiques, le journalisme. En 2011, ils s’installent au Royaume-Uni où ils enseignent l’Histoire-géographie au Lycée français de Londres. La Normandie n’est pas loin, le couple prend l’habitude de venir visiter la famille, les amis, par bateau, mais aussi d’explorer plus avant cette belle région. Petit à petit, l’idée de participer aux si nombreux développements possibles de la Normandie s’impose. Mais quoi faire ? Quoi proposer ?
Quand la question de quitter l’Angleterre se pose, Florian  et Chloé décident de s’installer en Normandie.

Ils réfléchissent à une idée pour promouvoir la Normandie, trouver quelque chose qui fasse sortir tou(te)s les Normand(e)s ! Un vrai projet d’avenir combinant de nouvelles notions telles que le Développement Durable, l’Économie Sociale et Solidaire, la Démocratie participative. Après plusieurs mois de réflexion et de tâtonnements, le vieux rêve de fête régionale, presque oublié, ressort des tiroirs et s’impose rapidement comme une évidence. Une fête normande et durable, à la fois ancrée dans un terroir et une culture exceptionnellement riches et résolument tournée vers l’avenir. Une fête qui permettrait de redécouvrir et réinventer cette Normandie si porteuse de promesses.

Dans l’air du temps, l’idée d’une Fête régionale normande génère de l’enthousiasme auprès des Normand(e)s. Ils réfléchissent à une date, un nom, une stratégie et se décident : ils lancent la première édition de la Fête Des Normands, les 28 & 29 septembre 2013, à l’occasion de la Saint Michel. Fi des hésitations ! Fin février, ils créent une association, un site internet, communiquent dans les réseaux sociaux, rédigent des contenus… Sept mois plus tard, la première Fête Des Normands, relayée par de nombreuses collectivités territoriales et de nombreux relais médias voyait le jour. Plus d’une centaine de festivités réparties sur les cinq départements normands mais aussi à l’étranger, notamment sur l’île de Jersey, à Londres, en Russie, au Canada…

Les Normands sont de plus en plus nombreux à s’approprier le projet. Après tout, les terres normandes ne sont-elles pas réputées pour leur fertilité ? A suivre… Et à encourager ! »

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